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CBGB (fermé)

Film CBGB Randall Miller (2013)
Désireux d'ouvrir un bar capable de fédérer les amateurs de country au coeur du quartier du Bowery, Hilly Kristal ne tarde pas à attirer les punks et autres marginaux en recherche d'un point de chute...
CBGB New York
CBGB New York. Crédit photo : Gilles Rolland

« J’emmène les comptoirs avec moi, j’emmène la scène, j’emmène l’urinoir où a pissé Joey Ramone… Tout ce qui a fait de cet endroit le CBGB. »

Hilly Kristal

Vibrant hommage à Hilly Kristal et à son club mythique, ce film ne put pas être tourné entre les murs de l’ancien CBGB, où se trouve aujourd’hui une boutique John Varvatos.

À la place, le réalisateur Randall Miller et ses acteurs prirent leurs quartiers à Savannah, dans un studio au sein duquel fut entièrement reconstitué le club mythique.

La production ayant aussi exploité les rues de New York pour les scènes extérieures.

350

Le CBGB pouvait accueillir jusqu’à 350 personnes, les soirs de concert.

Scène au CBGB dans CBGB
Scène au CBGB dans CBGB. Crédit photo : Unclaimed Freight Productions et Rampart Films
Scène au CBGB dans CBGB
Scène au CBGB dans CBGB. Crédit photo : Unclaimed Freight Productions et Rampart Films
Scène au CBGB dans CBGB
Scène au CBGB dans CBGB. Crédit photo : Unclaimed Freight Productions et Rampart Films

315 Bowery

En activité de décembre 1973 à octobre 2006, le CBGB a incarné un état d’esprit empreint de liberté et a servi de rampe de lancement à plusieurs groupes devenus par la suite incontournables parmi lesquels les Ramones, Blondie ou Talking Heads…

Les marginaux venaient s’échouer au CBGB dont le sol était jonché des crottes du chien du patron. « Rien que d’arriver au CBGB, c’était un exploit. Si vous ne vouliez pas vous faire agresser, vous deviez avoir l’air d’un dur. C’était un endroit dangereux et ses clients avaient l’impression d’être des rescapés », déclarait le photographe Bob Gruen en 2004, comme le relate Steven Blush dans son ouvrage.

Une atmosphère que traduit bien le film CBGB de Randall Miller. Pas vraiment le genre de bar où on pouvait croiser des étudiants des grandes universités de la région.

Parfait pour permettre à des musiciens débutants et un peu paumés d’enfanter collectivement d’un nouveau genre de musique. Les Ramones donnent entre ces murs jaunis leur premier concert à quatre le 16 août 1974, jouant très fort et très vite, suivis de Blondie, Television et The Talking Heads.

Alors que la réputation de ce temple de la culture alternative grandit, la scène accueille The Dead Boys, The Cramps, Iggy Pop puis enchaîne dans les années 1980 avec le hardcore en donnant la possibilité à des formations comme Sick Of It All, les Bad Brains ou Agnostic Front de faire leurs armes.

Alors qu’au dehors, l’étau se resserre et que New York s’embourgeoise block après block, le CBGB fait de la résistance. Une bataille qu’Hilly Kristal mène jusqu’en 2006 avant d’abdiquer devant des loyers sans cesse plus élevés.

Le 15 octobre 2006, Patti Smith, Sonic Youth et les Dead Kennedy’s font partie des artistes présents pour célébrer la fermeture. Décidé à ouvrir un nouveau CBGB à Las Vegas, Hilly Kristal est finalement emporté par la maladie en août 2007.

Son bar devient alors un vestige d’une époque révolue. Un monument démantelé. YouTube s’empare d’une partie du mobilier pour ses studios de Los Angeles et John Varvatos, un designer de mode, y installe une boutique de vêtements. 85$ le t-shirt.

On est loin de l’esprit des débuts. On peut néanmoins toujours admirer les murs, laissés tels quels et le comptoir du bar.

Non loin de là, au 325 Bowery, la Joey Ramone Place fait elle aussi référence à cette époque. Son panneau est l’un des plus volés de New York !

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Capitale mondiale de la pop culture, New York incarne une liberté de création débridée. La ville qui ne dort jamais a été la muse d’un grand nombre de réalisateurs, acteurs, scénaristes, chanteurs, musiciens, dessinateurs et écrivains…

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Le saviez-vous ?
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Fanspots Stories New York, c’est aussi
La caserne de SOS Fantômes, le célèbre pont d’Il était une fois en Amérique, le Katz’s Delicatessen de Quand Harry rencontre Sally, l’immeuble de Friends, l’appartement de Carrie Bradshaw dans Sex and the City, le Daily Planet de Superman, la bouche de métro de Marilyn Monroe, le Chelsea Hotel de Leonard Cohen, la station de métro du mythique clip Bad de Michael Jackson, l’Albert’s garden des Ramones, la Paul’s Boutique des Beastie Boys, l’immeuble de Physical Graffiti de Led Zeppelin, la tour où DJ Kool Herc a créé le hip-hop, le Baxter Building des Quatre Fantastiques, le Daily Bugle de Spider-Man, le Plaza de Gatsby le magnifique, le Brooklyn Bridge de la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, le Birdland évoqué par Jack Kerouac dans Sur la Route…

Réalisé par une équipe de spécialistes de la pop culture et agrémenté par de nombreuses anecdotes, Fanspots Stories New York raconte bien plus qu’une histoire : il s’agit de quelques-unes des histoires les plus fascinantes de la pop culture.

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L'avis de Fantrippers
Qualité du contenu

Intérêt pour les fans

Rapport qualité/prix

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Par Gilles Rolland

vendredi 24 septembre 2021

Passionné de cinéma, de rock and roll, de séries TV et de littérature. Rédacteur de presse et auteur des livres Le Heavy Metal au cinéma, Paroles de fans Guns N' Roses, Paroles de fans Rammstein et Welcome to my Jungle : 100 albums rock et autres anecdotes dépareillées. Adore également voyager à la recherche des lieux les plus emblématiques de la pop culture.

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