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Appartement d’Édith Piaf

Musique Non, je ne regrette rien Édith Piaf (morceau - 1960)
La persévérance paie. C’est la leçon apprise par Charles Dumont, compositeur de Non, je ne regrette rien. Celui-ci a dû composer avec une Édith Piaf plusieurs fois récalcitrante à ses morceaux.
Appartement d'Édith Piaf 67 Boulevard Lannes Paris
Appartement d'Édith Piaf 67 Boulevard Lannes Paris - Crédit photo : Fantrippers

 “Ça a été comme une sorte de révélation en moi, c’est-à-dire que j’ai senti qu’il fallait que j’efface tout, que je recommence tout, que je me renouvelle tout à fait.”

Édith Piaf, lors d’une interview à propos de Non, je ne regrette rien en 1961

Compositeur à la mode ayant travaillé pour Dalida, Luis Mariano ou Tino Rossi, Charles Dumont rêve d’écrire une chanson pour Édith Piaf. Sa première rencontre avec l’artiste ne se passe pas comme prévu et il est rapidement éconduit. Il revient à la charge avec un autre morceau et après l’avoir écouté, la chanteuse le chasse de nouveau de son appartement. À cette période, Édith Piaf est au plus bas. Malade, affaiblie et triste depuis la disparition de Marcel Cerdan quelques années plus tôt, elle ne mange plus, boit à peine et ne dort quasiment pas.

Furieux d’être ainsi congédié, le compositeur rentre chez lui et joue de manière frénétique sur son piano. Il compose Non, je ne regrette rien qu’il ne destine surtout pas à Édith Piaf. Mais, poussé par le parolier du titre, son ami Michel Vaucaire, il accepte de la rencontrer une troisième fois. Le 5 octobre 1960 à 17h, les deux hommes se rendent au 67 boulevard Lannes. “Jouez-moi votre truc là”, leur lâche alors la chanteuse nonchalamment. Charles Dumont s’installe et, excédé, joue violemment le morceau au piano. Une révélation ! Édith Piaf est subjuguée. Cette chanson est faite pour elle et elle tombe sous son charme. Une bonne chose pour son ami Bruno Coquatrix, venu lui demander de l’aide afin de sauver l’Olympia, en grande difficulté financière. “Si tu étais venu il y a quinze jours, je t’aurais dit : “Je ne peux pas”. Mais là tu vois, ce jeune homme m’a donné une chanson qui va me remettre en scène”.
Le 10 novembre 1960, Édith Piaf interprète Non, je ne regrette rien à l’Olympia et c’est un triomphe. Ainsi remise sur pied, elle collabora encore avec Charles Dumont jusqu’à sa disparition en 1963. Si la presse annonce son décès dans son appartement parisien, en réalité l’artiste s’est éteinte à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône et son corps a été illégalement transporté boulevard Lannes dans une ambulance.. Son dernier mari, Théo Sarapo, autorisa les fans à venir se recueillir par petits groupes, devant la dépouille, dans le salon-bibliothèque. Le convoi funèbre conduisant la chanteuse au Père-Lachaise fut accompagné par près d’un demi-million d’admirateurs. Et si l’Église catholique a refusé de célébrer une cérémonie en raison de ses nombreux péchés commis durant sa vie, Édith Piaf aurait certainement déclaré qu’elle n’en regrettait rien.

30

La standing ovation ayant suivi la première interprétation de Non, je ne regrette rien à l’Olympia a duré entre 20 et 30 minutes.

67 Boulevard Lannes

Le numéro 67 boulevard Lannes a accueilli Édith Piaf dans les dernières années de sa vie.

Cette artère fut nommée ainsi en référence au maréchal de France, Jean Lannes (1769-1809), dont l’autre patronyme, duc de Montebello, a également été attribué à un port et un quai de Paris.

 

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Par Damien Duarte

mercredi 9 mars 2022

Passionné par la culture pop depuis son enfance, ses références vont de Donald Duck à Batman en passant par Marty McFly. Fantripper dans l'âme, voyager sur les traces de Ghostbusters, James Bond ou des héros de romans comme Cotton Malone fait partie d'un séjour idéal et réussi !

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