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Albert's Garden

Musique Ramones (1976)
S'il peut à première vue passer inaperçu, l'Albert's Garden, ce charmant parc s'impose tel un oasis de calme au cœur du Bowery. Un endroit verdoyant où, un jour de 1976, quatre marginaux du Queens vinrent poser devant un mur de briques. Le cliché fut exploité plus tard pour illustrer le premier album des Ramones...

Malgré tout le succès des Ramones, j’ai toujours incarné la fureur et l’intensité. J’ai toujours eu cette image colérique. J’étais sans cesse renfrogné et abattu. J’ai ainsi essayé de m’assurer que c’était ce que je renvoyais quand on me prenait en photo.

Johnny Ramone

Dès le début, et ce malgré leur changement de nom afin de donner l’image d’une fratrie unie, les Ramones ne sont pas parvenus à instaurer une franche camaraderie dans leurs rangs. Très différents les uns des autres, dissipés et impatients, Joey, Johnny, Dee Dee et Tommy ont pourtant réussi à faire entendre leur musique pour changer la donne et contribuer très largement à la naissance du punk. Tout d’abord au-delà des limites de New York, dans tout le pays, puis à travers les océans, où ils furent plus tard reçus comme les porte-parole d’un mouvement plein de rage et de fureur.

Pour autant, c’est à contrecœur que les quatre garçons alors pas vraiment dans le vent, répondirent à l’appel de la photographe Roberta Bayley. Cette dernière avait été chargée par le magazine Punk de réaliser une session photos des Ramones dans l’Albert’s Garden, à deux pas du club CBGB, où le combo avait donné son tout premier concert à quatre. Le précédent avait eu lieu en comité restreint le 30 mars 1974, sans Tommy, Joey officiant à l’époque à la batterie.

Alors que l’idée de base était de reprendre le concept de la pochette de Meet The Beatles, dont les Ramones étaient tous très fans, la mauvaise volonté des musiciens a poussé la photographe à simplement les aligner contre le mur du parc. “Faire poser les Ramones, c’était comme d’arracher une dent. Ils se plaignaient de tout”, se souvenait bien des années plus tard dans le livre du frère de Joey, Mickey Leigh, I Slept With Joey Ramones, John Holmstrom, le cofondateur du magazine Punk, présent ce jour-là pour superviser le tout.

Afin de conférer à la photographie une certaine unité, il est demandé à Joey, 1,98 mètre, de se voûter légèrement alors que Tommy, 1,66 mètre, doit se mettre sur la pointe des pieds. Les visages des faux frères reflètent leur profond mépris pour cet exercice promo. Mais la magie opère et l’image devient avec le temps l’une des plus cultes de la pop-culture. Un cliché souvent repris, y compris par Alvin et les Chipmunks, ayant contribué à la renommé du Bowery, cette enclave de la partie sud de Manhattan où tant de groupes, de Blondie à Talking Heads, ont fait leurs tonitruants débuts.

Et si aujourd’hui, le CBGB a fermé ses portes, l’Albert’s Garden lui, est toujours là. Construit dans les années 1970, il offre l’opportunité de se replonger dans l’histoire des Ramones, en prenant pourquoi pas la pose, en perfecto, jeans et Converse. Témoin privilégié des changements ayant ébranlé cette partie de l’île, cet acteur malgré lui de l’histoire du punk a aujourd’hui retrouvé une certaine sérénité. Calme néanmoins régulièrement rompu par les fans des Ramones dont les allées et venues entretiennent la légende.

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L’enregistrement du premier album des Ramones n’a pris que quatre jours.

Premier album Ramones

Albert's Garden

Petite enclave verdoyante au cœur de Manhattan rendue célèbre par les Ramones, l’Albert’s Garden est le garant d’une histoire pleine de bruit et de fureur…

Inauguré en 1970, ce minuscule square n’a cessé de grandir au fil des années pour devenir un endroit incontournable. Un véritable havre de paix, agrémenté de plantes et de fleurs, disposées en bordure de petits sentiers sinueux. Comportant également de nombreux arbres, dans lesquels les oiseaux viennent nicher, l’Albert’s Garden accueille les visiteurs toute la semaine. Il en outre possible d’y admirer une œuvre du street artist Roa et d’y assister à divers événements culturels.

Pur concentré de fureur et d’énergie, le premier album studio des Ramones est considéré comme l’une des pierres angulaires du punk. Une œuvre brute, enregistrée très rapidement, au Studio Plaza de New York, sous la houlette du producteur Craig Leon, pour le label Sire Records. Ignoré à sa sortie, il ne s’écoule qu’à 6000 exemplaires lors de la première année. Le temps s’est chargé d’en faire un classique absolu.

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Le saviez-vous ?
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Fanspots Stories New York, c’est aussi
La caserne de SOS Fantômes, le célèbre pont d’Il était une fois en Amérique, le Katz’s Delicatessen de Quand Harry rencontre Sally, l’immeuble de Friends, l’appartement de Carrie Bradshaw dans Sex and the City, le Daily Planet de Superman, la bouche de métro de Marilyn Monroe, le Chelsea Hotel de Leonard Cohen, la station de métro du mythique clip Bad de Michael Jackson, l’Albert’s garden des Ramones, la Paul’s Boutique des Beastie Boys, l’immeuble de Physical Graffiti de Led Zeppelin, la tour où DJ Kool Herc a créé le hip-hop, le Baxter Building des Quatre Fantastiques, le Daily Bugle de Spider-Man, le Plaza de Gatsby le magnifique, le Brooklyn Bridge de la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, le Birdland évoqué par Jack Kerouac dans Sur la Route…

Réalisé par une équipe de spécialistes de la pop culture et agrémenté par de nombreuses anecdotes, Fanspots Stories New York raconte bien plus qu’une histoire : il s’agit de quelques-unes des histoires les plus fascinantes de la pop culture.

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100 lieux cultes pop
un concept unique et inédit
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L'avis de Fantrippers
Qualité du contenu

Intérêt pour les fans

Rapport qualité/prix

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Par Gilles Rolland

vendredi 12 novembre 2021

Passionné de cinéma, de rock and roll, de séries TV et de littérature. Rédacteur de presse et auteur des livres Le Heavy Metal au cinéma, Paroles de fans Guns N' Roses, Paroles de fans Rammstein et Welcome to my Jungle : 100 albums rock et autres anecdotes dépareillées. Adore également voyager à la recherche des lieux les plus emblématiques de la pop culture.

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