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98 St Marks Place

Musique Physical Graffiti Led Zeppelin (album - 1975)
La pop culture a ce pouvoir : conférer une célébrité inoxydable à un bâtiment en apparence anodin et du même coup le faire entrer dans l'histoire. Comme Led Zeppelin avec les immeubles des 96 et 98 St Marks Place. Deux faux jumeaux implantés dans l'East Village à jamais rattachés à la musique du groupe britannique...
96 - 98 St Marks Place New York
96 - 98 St Marks Place New York. Crédit photo : Fantrippers

« Nous repoussions les limites de la musique et nous en étions conscients. »

Jimmy Page

Au recto, une photo de jour des fameux buildings. Au verso, ces mêmes bâtiments, de nuit. Le packaging ayant été conçu de manière à ce que l’enveloppe protectrice des disques vinyles dévoile des personnages ou des objets aux fenêtres des appartements. Une démarche très ludique évoquant le célèbre album à la banane du Velvet Underground ou le Sticky Fingers des Rolling Stones et sa braguette actionnable.

Le principe des photos de célébrités renvoyant au Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band des Beatles, avec ici des clichés de Buzz Aldrin, Neil Armstrong, Elizabeth Taylor, King Kong, Lee Harvey Oswald, Marcel Duchamp, JFK et des membres de Led Zeppelin habillés en travestis. Sans oublier Peter Grant, le manager du combo, connu pour ses méthodes expéditives et ses légendaires sautes d’humeur.

Rapidement considérée par les fans et les collectionneurs comme une véritable œuvre d’art, cette pochette en plusieurs temps cristallise en quelque sorte l’essence de cette artère. St Marks Place était alors depuis longtemps réputée comme l’un des hauts lieux de la culture à New York. Notamment grâce au Five Spot Café, un établissement ayant reçu sur sa scène des pointures comme Charles Mingus, Charlie Parker et Thelonious Monk.

96 - 98 St Marks Place New York Physical Graffiti de Led Zeppelin

L’Electric Circus, malheureusement fermé depuis 1971, avait lui aussi participé à l’émancipation du quartier en s’octroyant les faveurs du Velvet Underground, d’Andy Warhol et de sa clique ainsi que de Jimi Hendrix dès la fin des années 1960. Sans parler de The Late Show, la boutique de vêtements vintage des New York Dolls, de Sounds, l’un des disquaires favoris des Ramones et des Beastie Boys et de l’ancienne demeure de Lenny Bruce.

Un véritable concentré de rock and roll, de littérature engagée, de cinéma et de philosophie, sur à peine plus de deux kilomètres. Les immeubles de Led Zeppelin fermant en quelque sorte la marche, avant le croisement avec l’Avenue A et l’entrée de Tompkins Square Park. Deux buildings que le photographe Peter Corriston a choisi en raison de leur symétrie et de leur capacité à cadrer avec le format carré de la pochette. Et tant pis s’il fut nécessaire de légèrement tronquer la partie supérieure de l’édifice.

Associé à la puissance évocatrice de titres présents sur les deux galettes, comme Houses of the Holy et Kashmir, cet artwork prend aussi la forme d’une véritable note d’intention. Deux immeubles visités en 1981 par les Rolling Stones à l’occasion du tournage du clip de Waiting on a Friend. Deux monuments dans la ville, dont la simple évocation convoque autant de riffs, hurlements et autres breaks légendaires.

70

Le magazine Rolling Stone plaça Physical Graffiti à la 70e place parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps.

98 St Marks Pl

Construits en 1900, ces deux immeubles de l’East Village possède chacun 20 appartements répartis sur 5 étages.

Comptez 1.700 dollars de loyer pour loger dans un appartement de 41mde cet iconique bâtiment new-yorkais.

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Le conseil d'achat Fantrippers

Fanspots Stories New York

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Découvrez les secrets des lieux cultes des plus grands chefs d’œuvre de la pop culture à New York !

Capitale mondiale de la pop culture, New York incarne une liberté de création débridée. La ville qui ne dort jamais a été la muse d’un grand nombre de réalisateurs, acteurs, scénaristes, chanteurs, musiciens, dessinateurs et écrivains…

Beaucoup ont transmis leur fascination pour la cité auprès du grand public et rendu mondialement célèbres quelques uns de ses lieux, les faisant passer dans la légende de la pop culture. Ce sont les secrets de cent d’entre eux que révèle ce premier volume de la collection Fanspots Stories.

Le saviez-vous ?
Savez-vous que le tournage du clip du titre Sleep Now in the Fire de Rage Against The Machine a provoqué l’arrêt de Wall Street pour la première fois depuis 1929 ; qu’Alfred Hitchcock a tourné des scènes de La Mort aux trousses en caméra cachée à l’ONU ; que David Schwimmer, l’interprète de Ross, ne savait pas où se trouvait l’immeuble de Friends avant de se retrouver par hasard dans le restaurant du rez-de-chaussée ; que John Carpenter fut le premier réalisateur que la ville autorisa à tourner au pied de la statue de la Liberté pour New York 1997 ; que Michael Jackson a tourné deux fois dans le même station de métro de Brooklyn ; ou encore que la photo sur la pochette des Ramones fut prise à côté du CBGB, où ils firent leurs débuts ?

Fanspots Stories New York, c’est aussi
La caserne de SOS Fantômes, le célèbre pont d’Il était une fois en Amérique, le Katz’s Delicatessen de Quand Harry rencontre Sally, l’immeuble de Friends, l’appartement de Carrie Bradshaw dans Sex and the City, le Daily Planet de Superman, la bouche de métro de Marilyn Monroe, le Chelsea Hotel de Leonard Cohen, la station de métro du mythique clip Bad de Michael Jackson, l’Albert’s garden des Ramones, la Paul’s Boutique des Beastie Boys, l’immeuble de Physical Graffiti de Led Zeppelin, la tour où DJ Kool Herc a créé le hip-hop, le Baxter Building des Quatre Fantastiques, le Daily Bugle de Spider-Man, le Plaza de Gatsby le magnifique, le Brooklyn Bridge de la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, le Birdland évoqué par Jack Kerouac dans Sur la Route…

Réalisé par une équipe de spécialistes de la pop culture et agrémenté par de nombreuses anecdotes, Fanspots Stories New York raconte bien plus qu’une histoire : il s’agit de quelques-unes des histoires les plus fascinantes de la pop culture.

Fanspot Stories New York
100 lieux cultes pop
un concept unique et inédit
224 pages de plaisir
un beau livre grand format 24 x 30, dos rond tranchefil

L'avis de Fantrippers
Qualité du contenu

Intérêt pour les fans

Rapport qualité/prix

Découvrez tous les lieux de Physical Graffiti sur notre carte


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Par Gilles Rolland

jeudi 23 septembre 2021

Passionné de cinéma, de rock and roll, de séries TV et de littérature. Rédacteur de presse et auteur des livres Le Heavy Metal au cinéma, Paroles de fans Guns N' Roses, Paroles de fans Rammstein et Welcome to my Jungle : 100 albums rock et autres anecdotes dépareillées. Adore également voyager à la recherche des lieux les plus emblématiques de la pop culture.

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